Pendant qu’une bonne partie du sud de l’Europe boit la tasse, l’habituel régime de foehn qui en découle pour le Valais, nous offre, une fois de plus, l’appréciable opportunité d’un nième week-end de VTT. Week-end, certes un peu gris et brumeux, mais sec et surtout très doux, cocktail météo idéal pour entreprendre la dernière rando d’un été très copieux en VTT, avant de basculer vers l'automne. Sortie à la « grosse » demi-journée, le circuit entre les hauteurs sédunoises et le Pas de Maimbré, grâce à ses solutions de repli nombreuses et rapides, constitue un itinéraire parfaitement adapté à une météo dont l’évolution incertaine vous inciterait plutôt à vous plonger dans votre triathlon dominical préféré (TV-canapé-frigo).
Dès l’arrivée des premiers froids, les critères guidant le choix d’un itinéraire VTT à travers le Vieux-Pays se basent sur deux préceptes fondamentaux : la rive droite de la vallée du Rhône, pour son orientation favorable, et une altitude maximale réduite, pour rester dans une fourchette de températures acceptables, permettant de rouler courageusement « en court ». Comme pratiquement tous les dimanches depuis le mois d’avril, ce 21 octobre 2007 n’a pas dérogé à la règle, avec une météo radieuse et un soleil omniprésent, mais, une fois n’est pas coutume, avec des températures exceptionnellement froides, 0° à 1'500 mètres, -6° à 2'000 et une bise à décorner les plus valeureuses reines de la race d’Hérens.
Chaque goutte de pluie qui tombe sur la Suisse, finit, un jour ou l’autre, par retrouver la Mer du Nord, via le Rhin, ou la Mer Méditerranée, via le Rhône. Au rayon des gouttes indisciplinées qui ne se conforment pas à ces règles, j’ai récemment eu l’occasion de faire la connaissance des eaux grisonnes de l’Inn (Engadine), qui finissent dans la Mer Noire, via le Danube, et celles du Rom (Val Müstair), qui terminent leur course dans l’Adriatique, via l’Adige. Pour le Valais, le tracé de la ligne de séparation des eaux est extrêmement simple, il suit les frontières du canton. Seules, les malheureuses bruines ayant la mauvaise idée d’arroser les hauts pâturages de Gondo voient leurs eaux filer vers l’Adriatique, via la Diveria et le Pô, toutes les autres finissent dans la Méditerranée. Pour notre rando dominicale nous avons décidé de retourner sur un des lieux les plus célèbres de la séparation des eaux, le Col du Rawyl.
Rare zone du Vieux-Pays francophone n’ayant pas encore connu la visite de nos VTT, le vallon d’Arbaz (vallée de la Sionne) s’est finalement laissé séduire par nos inconscientes motivations printanières. Souvent envisagé, mais jamais entrepris, l’ascension de ce vallon, parmi les plus sauvage du Valais, nous a valu quelques heures d’efforts intenses, mais surtout quelques surprises neigeuses plus importantes que prévues.... Site de recherche sur la dynamique des avalanches l’endroit, pourtant proche de nombreuses aggloméraitons, est étonnamment isolé et fort justement réputé difficile d’accès. Une seule véritable piste d’accès, peu de sentiers dignes de ce nom et un dénivelé plus que conséquent, le menu de ce dimanche s’annonçait particulièrement copieux. La réalité dépassa toutes les prévisions....