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Le surgreffage des arbres fruitiers

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Lorsque l’on parle d’arbres fruitiers il faut savoir que chaque plant est un végétal qui est composé d’un porte-greffe ( pied-racines ) et d’un rameau greffé (tige) qui est en fait la variété que l’on désire produire . Le porte-greffe est choisi en fonction de la vigueur que l’on a besoin ( le climat, le sol, la pluviosité etc..) pour produire le fruit désiré.


Une fois l’arbre en plein rapport il arrive que cette variété ne corresponde plus aux critères du marché actuel, il faut par conséquent l’éliminer de la production. C’est à ce stade qu’intervient le travail de surgreffage.
Il est effectué par l’arboriculteur afin de substituer une variété qui n’est plus marchande sur nos étalages pour des raisons fort diverses ( calibre , couleur, conservation, goût etc..) par une autre que l’on désire produire dans notre exploitation. Cette opération permet de se retrouver en phase de pleine rentabilité en un minimum de temps et de garder l’infrastucture en place sans devoir replanter le tuteurage et remplacer les armatures en fils de fer et autre.
La première étape consiste à prélever en hiver des pousses annuelles de la variété que l’on veut cultiver dans un verger que l’on connait bien, ces pousses sont ensuite stockées au frais et à l’humidité afin d’éviter qu’elles ne se déssèchent et ne débourrent avant leur utilisation.
La suite se fait à partir du mois d’avril lorsque les arbres ont débourrés et que la sève circule bien dans le végétal, à ce moment on élague et tronçonne les axes des arbres afin de pouvoir pratiquer le surgreffage, c’est à dire lui introduire un greffon d’une variété autre que celle de l’arbre lui-même. Cette technique particulièrement délicate nécessite une bonne connaissance et une grande habileté dans la préparation du greffon, coupe et taille en fonction de la greffe choisie qui peut varier selon le diamètre de l’axe de la branche.
Une fois ce travail terminé on badigeonne le tout avec une pâte cicatrisante pour ne pas laisser pénétrer l’air dans la fissure et provoquer la mort du greffon.
Si le travail est bien réussi la pousse peut atteindre plusieurs dizaines de centimètres en une année et atteindre sa taille définitive en deux ou trois ans. Pour la petite histoire sachez que l’on peut greffer plusieurs variétés sur un seul arbre en respectant les mêmes essences. ( poirier-poirier / pommier-pommier / etc..)

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