
Où aller crapahuter lors d’une brève embellie entre deux perturbations alors que les spécialistes ( Meteorisk et SLF ) annoncent une situation avalancheuse critique, degré 4 sur l’Ouest du Valais et degré 3 à toutes les orientations, dans le reste du Vieux-Pays ?
- Entre le canapé et la TV ?
- Ouaip, ce serait probablement le choix le plus raisonnable, mais après deux semaines de Jeux Olympiques, le mauvais temps permanent de Vancouver agrémenté des commentaires avinés, pardon avisés, des journalistes de la TSR, commencent à friser l'overdose médiatique, même pour le plus fervent des amateurs de sport par procuration.
- A proximité d’un domaine skiable ?
- Pourquoi pas, mai avec des pistes saturées de touristes, l’idée est peu intéressante, voire même carrément risquée, à en juger par les compétences techniques de certains skieurs à la petite semaine.
- En forêt ?
- Oui, mais non. Les risques d'avalanche n'y sont pas forcément plus limités et les possibilités de profiter de l'incroyable couche de peuf dont le ciel nous a, une fois encore, généreusement gratifié, incontestablement plus réduites.
- Bon, mais où alors ?
Ce ne sont que quelques voyelles et consonnes gutturales jetées au vent comme un cri primal. Ce n’est pas véritablement une montagne, ni même une pointe, juste un mamelon posé au bord d’un apic. Ce n’est déjà plus le Valais romand. Ce n’est pas encore vraiment le Haut-Valais. C’est quelque part sur les rives de la Raspille, ou plus précisément de la Pauja, ce torrent germanophone qui en unissant ses eaux à celles de la Tièche, lui donne réellement naissance. Son altitude, 2'495 mètres, est à peine intéressante d’être évoquée. Ses grands frères et voisins immédiats, le Nuseyorn, le Trubelstock, le Tschajetuhorn, sont presque aussi méconnus que lui. Finalement, le Gitzitotz, ce n’est presque rien… mis à part une des plus belles randos qu’il m’a été donnée d’entreprendre depuis trois hivers.